Le changement, c’est pour Caen?

Ce week-end, le congrès d’EELV devait définir une ligne politique réaffirmant notre volonté de transformation écologique et clarifiant notre position par rapport au gouvernement, et donner des signes visibles de partage des responsabilités et de démocratie interne.

Au premier tour de ce congrès le 16 novembre, cette volonté avait été exprimée par 62% des adhérent-e-s.

Pourtant, à l’issue du deuxième tour, ces objectifs ne sont pas remplis. La courte majorité de 51% associe partisans d’une distance à l’égard des politiques menées par ce gouvernement et soutiens inconditionnels de la participation gouvernementale. Nous le regrettons et nous souhaitons réaffirmer le projet qui est le nôtre :

  • l’autonomie à l’égard du gouvernement, dans un dialogue constant avec les élu-e-s pour éviter la succession des positions politiques individuelles, parfois contradictoires comme sur le vote du budget  ou des retraites;

  • la mise en avant des fondamentaux du projet, de la transition écologique au non cumul des mandats, en passant par le refus d’une confiscation technocratique de l’Europe;

  • la démocratie interne, avec notamment le partage des responsabilités.

La question de notre présence au gouvernement continue de se poser, en particulier dans la perspective des échéances électorales de 2014. C’est pourquoi nous prendrons l’initiative de proposer à nos adhérent-e-s un référendum sur cette question.

Nous ne faisons pas partie de la majorité d’EELV issue du Congrès de Caen, mais nous sommes plus que jamais engagés dans la construction d’un projet qui réponde réellement aux attentes du monde de l’écologie.

Pierre LUCOT (Objectif Terre)- 0660683000

Lucile SCHMID et Jacques BOUTAULT (La Motion Participative) – 0660056074

Alexandre JURADO (Avenir Ecolo) – 0622701984

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Déclaration commune pour le congrès d’EELV à Caen

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Les sensibilités Avenir Ecolo, La Motion Participative et Objectif Terre, 

liées aux motions d’orientation du Congrès EELV 2013, se proposent d’initier une première démarche d’alliance. 

Cette démarche politique, synthétisée dans le texte ci-dessous,  sera soumise pour validation à l’ensemble des délégués de chaque sensibilité.

Elle inaugure une réelle possibilité de construire un vrai changement de cap politique et un renouvellement de notre démocratie interne.

Déclaration commune

Le congrès des écologistes à Caen est un congrès inédit. Il se déroule sur fond de crise économique et sociale avec une déception record à l’égard de la majorité de gauche et écologiste élue il y a seulement 18 mois. En sortir avec une ligne politique claire et les moyens de la tenir est vital pour les écologistes. Il s’agit de réaffirmer le projet des écologistes dans l’ensemble de ses dimensions, en donnant à la nature et à sa protection la place centrale qui est la sienne. Il s’agit de peser sur les orientations du gouvernement, de retrouver la confiance de l’ensemble des partenaires politiques de gauche, des syndicats, du mouvement social, de la société et notamment des mouvements écologistes qui agissent pour la transition. Pour eux, notre parti doit retrouver une crédibilité et une capacité à tenir des positions collectives et stables alors que la parole des écologistes est aujourd’hui confuse et dispersée, qu’il s’agisse de celle du parti ou de celle de ses éluEs. Il est impératif de mettre en place une nouvelle relation élus/parti qui permettra de rendre l’écologie politique plus forte.

Les résultats du premier tour ne dessinent pas de majorité claire et plusieurs scénarios d’alliance sont mathématiquement possibles pour y parvenir. Parce qu’il en va du succès de ce Congrès et de l’avenir de notre parti, nous souhaitons affirmer clairement notre opposition au rassemblement des contraires et à l’unité de façade.

Ne soyons pas dupes : il y a bien deux façons opposées de concevoir le rassemblement. La première n’est qu’une ouverture, plus ou moins large, où les nouveaux éléments intégrés ne modifient ni dans l’esprit, ni dans la lettre le groupe d’origine. Il s’agirait alors d’un ralliement et non d’un rassemblement réalisé par la mise en avant d’une ou deux propositions sans conséquences substantielles, par l’intégration de quelques éléments d’identité extraits des textes en présence, et par des récompenses à des personnes pour leur allégeance aux autorités du groupe d’accueil. La seconde conditionne à l’inverse le succès de ce congrès : la définition en commun d’un projet collectif transcendant les divergences passées pour entraîner le dépassement du simple rapport de force, incarnée par une équipe.

L’enjeu véritable de ce congrès est le projet qu’il permettra de porter et le partage des responsabilités qu’il implique.

L’échec de la politique d’austérité du gouvernement et la dégradation conjuguée de la situation interne du parti, de notre image dans l’opinion et de notre influence dans la société appellent indiscutablement à un changement d’orientation pour les écologistes.

C’est pourquoi nous, Avenir écolo, Objectif Terre, LMP, réunis par la conscience que notre parti est notre bien commun à tous-tes, indépendamment de l’arithmétique des forces, voulons affirmer ici notre volonté commune d’initier à Caen une dynamique de refondation pour notre mouvement. Nous voulons un parti qui pense et se pense, un parti qui porte en lui-même les valeurs qu’il prône pour la société et un parti bienveillant qui donne envie de vivre et de partager l’écologie politique.

Un parti qui pense sa radicalité et son autonomie politique, même et surtout au sein des institutions où il a bien évidemment vocation à accéder. Un parti qui retrouve les fondamentaux de nos engagements personnels et collectifs pour la justice : la fin du dogme de la croissance, l’abandon du modèle productiviste et son remplacement par celui que sous-tend la transition écologique, la justice environnementale, la justice sociale et la justice politique. Un parti qui agit pour la défense de la biodiversité locale et globale, la protection de la nature et la modification du droit qu’elle impose, le rétablissement des équilibres naturels et sociaux, la défense des biens communs et la lutte contre les inégalités partout dans le monde. Un parti qui lutte contre la faim, contre la pauvreté, la précarité et l’exploitation des êtres humains. Un parti enfin qui, chaque jour, s’appuie sur son identité transnationale et régionale pour penser et inscrire son action dans le champ européen, afin de dépasser les logiques souvent myopes de l’Etat-nation et renouer avec sa critique radicale des institutions bonapartistes de la 5e république.

Ensemble nous souhaitons un congrès qui engage notre parti sur ces orientations et qui porte les quatre priorités suivantes :

– Le refus d’une politique économique et budgétaire néolibérale qui impose une cure d’austérité dans l’espoir d’un hypothétique retour de la croissance. Car cette politique est à l’opposé d’un projet écologiste. L’austérité creuse la précarité et les inégalités, l’appel à la croissance repousse toujours plus loin la transition écologique. Le budget 2014 en est une dernière illustration. Nous ne voyons pas comment les écologistes peuvent le voter en l’état.

– La réaffirmation de l’autonomie du parti et le fait que c’est en son sein que s’élaborent les positions politiques. Un parti qui  doit mettre en avant le rôle du Conseil Fédéral et l’indépendance du Conseil Statutaire, par la réaffirmation de la séparation des pouvoirs, le respect des décisions du CF, des droits des minorités et de la proportionnelle.  Un parti qui instaure une autre relation avec ses élus et ses ministres.

– La réorientation de notre alliances politiques, pour mettre fin au tête-à-tête avec le parti socialiste qui nous mène dans l’impasse. Cela implique de travailler avec l’ensemble des partenaires politiques et sociaux qui portent une ligne politique semblable (aile gauche du PS, Front de gauche..), syndicats, ONG, associations écologistes. Notre parti doit retrouver sa culture d’origine dans le lien avec les luttes de terrain dont il doit se faire le porte-parole. Autant nous reconnaissons la nécessité d’alliances politiques, autant nous ne voulons plus être placés en situation de malaise, ou de déni face à des engagements essentiels pour notre parti (nucléaire, grands travaux inutiles : NDDL ou TGV Lyon-Turin). Tout accord doit prévoir des outils d’évaluation permettant le contrôle de leur portée concrète.

– La mise en place d’une véritable stratégie de développement de notre parti, tant à l’échelon locale et régionale que national. Nous devons construire des outils de campagne, de mobilisation et de formation militante dignes de ce nom, et qui soient tournée vers les groupes locaux – parents pauvres de notre mouvement. Notre parti doit se donner les moyens de réinvestir dans le porte-à-porte, la communication et des campagnes nationales. Ces outils sont essentiels pour renforcer notre poids sur le terrain, dans les mobilisations sociales et dans nos territoires et ainsi faire avancer les batailles culturelles que nous devons continuer de mener.

Merci par avance de construire avec nous ce parti dont l’écologie a besoin !

Un congrès pour contraindre le gouvernement à changer de cap

 

Communiqué de presse

EELV – LMP

L’espoir renait parmi les écologistes. Au lendemain du Congrès décentralisé d’EELV en régions qui s’est tenu le week-end dernier, et à deux semaines du Congrès de Caen, le 30 novembre, le score réalisé par la Motion Participative (LMP), 20,5%, la place en deuxième force politique du mouvement. Le texte défendu par la direction actuelle d’EELV arrive en tête, mais n’engrange que 38,3% des voix (contre 50% en 2011). Ce résultat acte l’échec de la stratégie actuelle de participation sans condition à la politique d’austérité du gouvernement.

Nous tenons à remercier tous les adhérent-e-s écologistes qui ont manifesté leur confiance dans les orientations portées par la Motion Participative. Radicalité, responsabilité, rassemblement : ces trois principes sont plus que jamais nécessaires pour redonner à l’écologie toute son utilité et sa place dans la société.

La Motion Participative aborde le congrès de Caen, avec sérénité et confiance. Nous souhaitons dialoguer sans exclusive avec tous les écologistes sur la base d’orientations programmatiques claires.

Il nous faut d’abord assumer le projet de transformation que porte l’écologie en remettant en question le dogme de la croissance, en articulant mieux les questions sociale et écologique, en modifiant les institutions de la Ve République pour instaurer une dose de proportionnelle et en relançant le projet européen. En second lieu, en interne, nous devons faire de notre parti un lieu de débat et de démocratie et non une machine à fabriquer des élu-e-s. Nous devons travailler à construire des positions politiques collectives et relancer les liens avec les ONG et les associations. Ces orientations programmatiques devront être précisées par une feuille de route comportant un agenda et la définition de son processus de mise en œuvre.

L’histoire n’est pas écrite à l’avance. La défaite de l’écologie n’est pas programmée, Europe Ecologie Les Verts est notre parti et non celui de quelques-un-e-s. Un changement de direction pour une nouvelle majorité est possible. C’est ce que les délégué-e-s de la Motion Participative porteront à Caen.

La politique gouvernementale n’a pas permis d’enrayer la régression sociale, de maîtriser la folie financière, d’engager la transition écologique de la société. Désormais, l’espoir renait d’une parole libre, qui porte nos valeurs, d’une vraie politique écologiste et de gauche pour changer la vie.

 

Tableau comparatif de l’accord EELV-PS face à la politique gouvernementale réelle

Vous pouvez télécharger en lien ci-dessous un tableau comparant l’accord programmatique signé entre EELV et le PS en novembre 2011, il y a tout juste deux ans, et la réalité de la politique gouvernementale actuelle, ce afin de se faire l’idée la plus objective possible de la différence entre les engagements signés et l’avancée de leur réalisation.

Bonne lecture:

Tableau accord EELV-PS

L’heure du choix entre renoncement et véritable changement

« Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles. » Oscar Wilde

D’atermoiements en renoncements, le Président de la république et le gouvernement de Jean-Marc Ayrault semblent avoir totalement abandonné la moindre possibilité de réelle transformation écologique et sociale de la société française. On ne s’attendait certes pas à grand chose, mais même lorsque l’on attend rien d’eux, ils sont encore capables de nous décevoir !

L’absence de courage et d’ambition est sans doute la principale marque de fabrique de l’actuelle majorité : sur la fiscalité écologique, sur la réforme bancaire, sur la politique européenne, sur la transition énergétique, sur les politiques sociales, sur la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, sur la politique migratoire, etc., entre sociale-démocratie paresseuse et conservatisme bon teint, l’action politique de la Gauche actuellement aux manettes est devenue totalement illisible pour la majorité des citoyens.

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Ne votons pas le budget, en contradiction avec notre projet!

Ca suffat comme ci !*

Secouons-leur les PUCEs !

Les écologistes défendent un projet pour le XXIème siècle : sortie du nucléaire, partage des richesses et du temps de travail, relocalisation de l’économie construisant une altermondialisation, agriculture paysanne, solidarité intergénérationnelle et avec les migrants, etc.

Or chaque jour, les décisions du gouvernement et du parlement nous éloignent un peu plus du projet écologiste.

La crise de régime est là et on ne compte plus les reculs et atermoiements du gouvernement : sur le TSCG, l’ANI, la politique migratoire, la politique agricole commune, les retraites, le budget, la prolongation des centrales nucléaires, l’abandon de la transition énergétique, etc., qui s’ajoutent à une crise sociale prolongée.

L’avenir d’Europe Ecologie Les Verts est en danger et la majorité tenant le parti depuis trois ans l’a affaibli  : un tiers des adhérentEs sont partiEs et l’image d’EELV, hier très positive à l’extérieur, est aujourd’hui nettement dégradée. Les adhérentEs n’ont plus de poids sur leurs éluEs qui se sont autonomiséEs, ce avec l’accord du BE.

C’est pourquoi le Congrès de Caen doit être l’occasion de renouveler la direction et de réaffirmer notre projet politique : radicaux, autonomes et responsables.

Pour La Motion Participative, cela commence par :

  • refuser de voter un budget en contradiction avec notre projet. Nous interpellons donc dès aujourd’hui nos parlementaires pour qu’ils prennent position clairement sur ce vote.

  • dialoguer avec l’ensemble des forces politiques et associatives disponibles pour construire tous ensemble des projets alternatifs.

Nous n’accepterons aucun recul sur ces questions, même si cela entraîne notre sortie du gouvernement !

 Motion votée à l’unanimité des signataires de La Motion Participative réunis samedi 2 novembre 2013

*« ca suffat comme ci » est le slogan de la première initiative altermondialiste en France. Le 14 juillet 1989 à Paris pour fêter le bicentenaire de la Révolution française, François Mitterrand réunissait les 7 pays les plus riches de la planète. En réponse avait eu lieu un « contre-sommet » avec un concert et une manifestation. Le contre sommet était intitulé « sommet des 7 pays les plus pauvres » et le concert où Renaud chantait « ça suffat comme ci ».

Les écologistes à l’épreuve du pouvoir

Tribune à lire sur Médiapart au lien ci-dessous:

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/211013/les-ecologistes-lepreuve-du-pouvoir

Il se passe parfois un phénomène remarquable autour de l’emploi de certains mots. Plus ils sont utilisés, plus ils deviennent virtuels. En parler participe alors d’un processus qui les empêche d’entrer dans la réalité, ou pire, les disqualifie. L’égalité des salaires entre hommes et femmes en est un des exemples les plus criants. Appelée de leurs vœux par tous les gouvernements de gauche et de droite depuis 25 ans, elle reste un mythe auquel les jeunes femmes croient de moins en moins. On peut aussi penser à tout ce qui se dit sur la chance que constitue la jeunesse pour une société. Certes, mais où sont les jeunes aujourd’hui? A Pôle emploi ou dans les sphères du pouvoir?

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Soirée LMP au LMP : entrez dans la danse pour leur secouer les PUCEs

« Pendant que certains échouent sur les rives de l’Europe à Lampedusa, d’autres succombent à l’insoutenable légèreté des destinées nationales » Mr. Happy, Tempête dans un Vert d’eau, Acte IV, Sc. 3, éditions La Gueule Ouverte, Marseille 2013

Le congrès d’EELV fait étape ce jeudi 17 octobre à 19h, à la Goutte d’Or dans une ambiance festive et joyeuse. Fi des jeux de pouvoir, des petits meurtres entre ennemis intimes et des combats de grenouilles en bénitier durable : venez plutôt nous rejoindre dans une dynamique indépendante et participative. Une autre direction est possible et notre boussole à nous n’est pas bloquée sur les ministères de la République. Le grand large de l’aventure écolo nous appelle toutes et tous pour remobiliser les forces militantes, renouveler l’écologie politique et contribuer à rendre espoir à une société française tentée par le côté obscur.

Avec Karima, Lucile, Jacques, Elise et toutes les personnalités plus ou moins mondialement célèbres de La Motion Participative, nous vous invitons à venir échanger sur l’avenir de notre mouvement et les enjeux politiques fondamentaux des prochains mois.

RDV à partir de 19h ce jeudi 17 octobre au LMP (Lavoir Moderne Parisien), 35 rue Léon 75018 Paris (métro Marcadet-Poissonniers).

LMP – La motion Participative

LMP

Pour une écologie autonome, radicale et responsable

 (*LMP -Lehet más a politika- « une autre politique est possible » en hongrois, est le parti écologiste qui se bat contre Victor Orban et sa tentative de restaurer un état autoritaire et nationaliste en Hongrie).

Nous vivons une période critique de l’humanité marquée par les effets déstabilisants de l’activité humaine sur l’évolution de la planète. La fuite insensée d’une société industrielle obsédée par la chimère d’une croissance infinie nous presse de tout changer.

Chômage de masse, dérèglement climatique, productivisme forcené, tentations autoritaires… les crises s’aggravent. Précarité et inégalités explosent, diffusant les colères extrémistes dans la société. Alors qu’institutions et élites sont rejetées, les rangs des IndignéEs grossissent, ici et ailleurs. En France, après la défaite de Sarkozy, le soulagement a laissé place à l’exaspération. Et malgré les progrès de la conscience écologiste, notre mouvement ne représente pas une alternative quand nous sommes relégués au rang de supplétifs du PS. La sortie du gouvernement se pose.

Les enjeux dépassent largement notre sphère nationale. Justice globale, démocratie, Biens communs, biodiversité, … Du combat des sans-terre indiens aux petits maraîchers bios, d’un Snowden médiatique aux lanceurs d’alerte isolés des déserts médicaux débordés par l’explosion des maladies industrielles, ces militants du quotidien convergent dans un même mouvement, une écologie politique mobilisée. Nous devons offrir une traduction institutionnelle et des solutions politiques à leurs luttes.

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Nos candidatEs LMP

 La dream Team de LMP:

Lucile Schmid:

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 » J’ai rejoint Europe écologie-les Verts en 2010 attirée par la démarche d’ouverture à la société initiée lors de la campagne des européennes de 2009. J’avais adoré cette campagne, je m’en souviens encore, cette écologie souriante, bourrée d’idées et d’élan. Les visages et les personnalités qui la portaient. C’est ce que j’aimerais  qu’LMP porte. Cette vision d’une écologie qui lutte contre les inégalités, pense en un mouvement question sociale et écologie, dessine l’avenir, dépasse la France.

Avant j’ai milité une décennie au PS où j’avais créé le laboratoire des idées en 2008 (qui ne marchait pas très bien), écrit de manière critique sur la question de l’Etat (professionnellement j’ai vu de près l’action des lobbies car j’ai travaillé 15 ans au Ministere de l’économie) et milité pour l’accueil des Algériens après avoir passé plusieurs années en Algérie dans les années 1990. Cette expérience algérienne a change ma vie, m’ouvrant sur les questions démocratique et le prix de l’engagement.

A Europe Ecologie Les Verts, je milite dans les Hauts de Seine où je me suis présentée contre André Santini qu’à défaut d’avoir vaincu électoralement, j’ai fait condamner. J’ai travaillé principalement dans ce mouvement au dossier de création d’une fondation politique pour EELV. Ce dossier a débouché cette année. Cela permettra de compléter l’approche d’ouverture indispensable du parti par la profondeur des idées et le lien avec les lieux d’idées en Europe.

LMP je la vois comme joyeuse, profonde, débattante et « battante » et aussi portant un élan irrésistible… »

Jacques Boutault:

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« Nous devons nous rassembler et réinventer un parti ouvert, créatif et convivial. EELV doit renouer avec un fonctionnement interne éthique et retisser des liens avec la société. Nous devons aller vers les gens et entamer le dialogue pour convaincre de la pertinence des idées de l’écologie politique. Nous devons semer des graines d’espoir. C’est pour cela que je suis candidat au BE ».

Elise Lowy:

FSMtunisElise au centre d’une délégation du parti au Forum social mondial à Tunis, en mars 2013:

31 ans, Basse-Normandie. « Plusieurs éléments m’ont amenés à co-initier et à m’investir dans la démarche de la Motion Participative. En premier lieu, l’urgence de mettre au cœur de notre mouvement l’autonomie et la radicalité de l’écologie politique, afin que les écologistes constituent à nouveau une alternative et sortent du rôle de supplétif du PS dans un contexte de crise politique profonde où l’extrême-droite et le repli nationaliste menacent. Ensuite, pour prioriser le projet de fond et l’exigence programmatique que porte un anti-productivisme non soluble dans le social-libéralisme gestionnaire. Il s’agit aussi de construire dans notre mouvement des formes démocratiques et réhabiliter l’éthique et le collectif en politique. Changer notre mouvement pour mieux changer la société ! Enfin, il nous faut retrouver un lien réel aux multiples alternatives écologistes qui existent sur le terrain, mettre en actes la nécessité de lier changement institutionnel et luttes sociales et environnementales.
Mon engagement politique est indissociable de mon parcours personnel. J’ai grandi dans la Zone Urbaine Sensible d’Hérouville Saint Clair (banlieue de Caen), où mes premiers engagements ont été dans l’éducation populaire, notamment par l’organisation d’ateliers d’écriture au sein des quartiers populaires, et les médias alternatifs, en cofondant un journal associatif Fumigène, presse liant engagement politique et cultures urbaines. Du Forum Social des Quartiers Populaires aux rassemblements contre l’aéroport de Notre-Dame des Landes, des mobilisations contre le Front National et pour les sans-papiers, à la lutte anti-nucléaire en passant par la solidarité internationale, j’ai toujours considéré les mobilisations comme un facteur de transformation sociale et écologique.
Parallèlement j’ai réalisé des études de sociologie, me spécialisant en sociologie de l’environnement et en sociologie critique du travail, que j’ai enseigné à l’Université de Caen jusqu’en 2011, par exemple en donnant des cours sur les oeuvres de Gorz, Arendt, Illich, Ellul ou Anders. Je suis aussi membre du Comité de rédaction de la Revue Ecorev.
J’ai été élue pour la première fois au Bureau Exécutif d’EELV en 2011, alors femme la plus jeune de l’équipe, pour y défendre une écologie autonome et radicale et l’exigence d’avoir un fonctionnement réellement démocratique. Parce que dans un contexte difficile, cette expérience m’a formée et a conforté ma conviction de la nécessité d’un changement profond nécessaire de notre mouvement, d’un travail en équipe dans un dialogue permanent, pour éviter que les personnes en responsabilité ne se coupent de celles et ceux qu’elles/ils représentent au sein du mouvement.
C’est dans cette optique que je présente ma candidature en position éligible avec enthousiasme pour notre dynamique commune LMP, dans l’esprit d’un travail constructif et collectif, pour amorcer enfin une nouvelle phase pour EELV ! Pour une écologie autonome, radicale et responsable ! »

Denis Grandjean:

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« Au sortir d’un double mandat de secrétaire régional PACA des Verts, d’Europe Écologie puis d’Europe Écologie Les Verts, je propose ma candidature au bureau exécutif de notre parti. J’ai la ferme volonté de mettre mes compétences au service de l’organisation du mouvement. En particulier pour les relations des régions avec le national car c’est là un axe important de la motion LMP. C’est aussi un véritable levier pour instaurer un fonctionnement moins clanique et plus proche des réalités traitées dans les groupes locaux: celles des militants « de base ». »

Alain Coulombel:

Coulombel

57 ans, région Savoie, conseiller régional Rhône Alpes, membre du Conseil Fédéral, militant chez les Verts Région Savoie puis à EELV depuis une vingtaine d’années. Tout le monde s’accorde aujourd’hui pour reconnaître les dérives organisationnelles et politiques de notre mouvement. Ils sont le signe d’un profond malaise qui nécessite la construction d’une nouvelle majorité capable de retrouver les principes fondateurs de l’écologie politique, sa créativité et sa capacité à représenter une alternative au libéral-productivisme. Notre participation dans les institutions, si nécessaire soit-elle, a profondément modifié le visage de notre mouvement et sa capacité à résister aux « délices » du pouvoir. Re-construire sur d’autres bases est devenu urgent. L’écologie politique doit redevenir une écologie de la libération !

Jérôme Gleizes
(mandataire de la motion):

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« J’ai préféré laissé ma place à d’autres francilien-nes en me retirant de la liste du BE. Je suis actuellement mandataire national de la liste de la LMP. Je présente ma candidature au Conseil Fédéral pour assurer une continuité avec nos prochains membres au BE et pour continuer la bataille politique engagée depuis la Rochelle avec une plus grande liberté que celle d’être dans l’exécutif. Cette période va être charnière car la situation politique nationale va pousser le mouvement à se repositionner rapidement sinon nous allons couler avec le PS. Il faut reconstruire l’espace politique de l’écologie perdu depuis les dernières élections européennes. C’est une tâche importante et notre parlement interne doit reprendre l’importance que nous accordons aux parlements dans nos programmes politiques. »

LMP – La Motion Participative / LMP – MOSYON A TOUT MOUN (Créole Caribeen)

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Pou nou ni on ékoloji lib, radikal é rèsponsab

La vi rèd jodi jou. Nonm ka mété la tè an danjé. Sé sosyété endistryél la ki ké poté nou pèt. I vlé découd la vi.

Chomaj, chalè ka monté, diktati. La tè vwéman an kriz é ka fè moun pèd la kat an politik. Sarkozy pati mè sosyété toujou an boulvès. Pawti EELV ki ka suiv two pwé pawti sosyalis fwansé li menm osi an boulvès. I ka di kè fo’y pozé kèsyon a plas ay andidan gouvèlman la.

Tout’ pwoblèm ki ka pozé, ki sé swa jistis mondyal, démokrasi, pwotèksyon a la planèt, maladi, jan nou ka manjé, ka lésé nou pansé kè sa ki enpowtan sé on « ékoloji politik ka mobilizé moun ».

Ki larèl pou nou pwan ? pwopozysyon é aksyon ! rèsponsabilité é tèt égal si zépol !

Fo nou diskité si anlo biten menm si sa pé fè nou kolè : plas an nou an gouvèlman la, espwa ki ka dépann dè EELV, plas an nou koté moum ki ka goumé, pwopozisyon an nou pou péyi la Fwans.

Chanjé jan an nou : viv byen san chonjé lajan toultan

Nou ka pèd sa la tè ka ban nou, nous malmenné la tè. Nou pé pa kontinyé kon sa. Fo nou chanjé chimen : an nou vwè pli piti é an nou pawtajé sé kon sa nou ké pèwmèt sa ki ka vinn dèyè dè viv byen.

On dot sosyété ékolojik : pou mété prodiksyon, konsomasyon modéré épi démokrasi douvan

An nou wouvè zyé an nou si la sosyété pou nou désidé on dot jan si jan nou ka manjé, lékonomi et lékoloji. Fo nou chonjé rédé lé pli piti.

An nou gadé lékonomi on dot jan pou moun gannyé vi a yo myé ki sa. An nou arété gaspiyé, an nou soti adan sosyété a konsomasyon la, an nou alé an sans a lantoupwiz ansanm. An nou rapwoché nou pou moun vwè moun et kréyé on mouvman dè  solidarité.

Solidarité sé ka ki pli enpowtan

Solidarité sé on chwa politik fondamantal pou tout moun : nonm, fanm, égalité antrè fanm é nonm. I bon osi pou lité kont moun ki vlé mépwizé moun. Solidarité sé sa ki fè sosyété pé gadé an menm sans la.

Fo nou kontinyé si chimen an nou : transfowmasyon sosyal. Fo moun travay mwens, fon nou kréyé on lajan kè tout moun ké touché si zafè ay pa ka maché.

La Fwans nou vlé’y kon réjim politik pawlèmantè adan on Léwop ki fédéral

Jan nou ka vwè sistèm politik la sé moun pa dwèt ni plizyè manda. Fo yo mété an plas on stati pou sé éli lokal la. Fo moun tout patou la yo yé pé palé lang a yo an Fwans é an Ewop. Léwop la nou vlé la ké menné nou tou dousman si chimen a on démokrasi mondial.

Léwop jodi la sé on Léwop a tèknokrat ki ka maché si fwa a la démokrasi. Pli nou ké ay lwen nou ka goumé pou on Léwop ki pou lé réjyon, ki solidèw, ki pawlèmantè, ki ka pwotéjé la divèwsité. Nou kont moun ki ka di fo hay moun, fo défan entérè a lé gwo kon lé piti.

Ki jan pou nou fè ? fo nou rasanblé, fo nou radikal adan nou ka di é sa nou ka fè, fo nou rèsponsab !

Gouvèlman fwansé la pa ka tann sa moun vlé é sa yo té di yo té fè : énèwji nikéè, lajan an mwens pou moun, yo vlé pa ni on gran lidé pou Léwop, yo obliyé révolisyon fiskal la, sistèm a plizyè manda, pwoblèm a rètrèt kip a réglé, mwens enpo pou lantoupwiz. Sé ékolojis la ki an gouvèlman la ka valé pilil si pilil . Sa nou ka di sé ès fo nou kontinyé woulé évè sosyalis ?

Nou pé pa fèmé bouch an nou ni pati. Fo nou goumé pou tout moun vwè, pou nou fè pété kontradiksyon a pawti sosyalis ki touné do a sa yo té di an 2012.

E sa’w ka tann la moun ka ba ko a yo bann : on dot jan pou vwè lékonomi ki ka bazé si moun à solidarité ; on dot lajan ; jaden a plizyè. EELV bizwen woudésann an pèp la. Nou vlé pa kè pawti an nou vinn on pawti a bouwjwa ki pa ka tann pèp la. Sé pou sa kè lè ni élèksyon minisipal é réjyonal, o pwèmyé tou, fo nou ni lis ki ni moun ki pa politik anlè’y.

Sé pou sa pou nou entéré nou a moun ki ka  goumé adan sosyété san yo ni kat a pawti politik. Dabo pou yonn fo nou chèché alyans avè moun ki ka vwè kon nou pou transfowmé sosyété la. E sa pou ti moun an nou.

Fo nou fè politik on dot jan

Gandhi té ka di fo’w jan ou yé pou ni chanjman kè ou vlé vwè. Jodi jou EELV pa ka sanm pawti nou vlé la. Nou ka suiv two pwé pawti sosyalis. Nou ka manké anbisyon parapot a sa moun an nou vlé. Nou sé moun a lékoloji politik. Fo pan ou obliyé sa !

Pawti an nou an kriz. Fo nou woupwan sans an nou kon an 2009-2010 lè fo a projè an nou té ka dépasé tout biten. Fo nou chanjé pawti adan nannan ay. Fo nou vouwè konsèy dorantasyon politik la pou’y valorizé dé komisyon tématik. Nou vlé ranfowsé élèksyon a la pwopowsyonèl pou mouvman la rété lib’. Biwo ekzékitif la é sé pawlèmantè la osi dwèt kouté lé militan.

An nou ay adan sans a on pawti ki an mouvman, ka lésé moun palé, ki ka révé men avè zyé wouvè. Nou vlé lyanné avè dot ékolojis an Ewop é tou patou si la tè. Andidan EELV, fon ou mété la parité, animé pawti la, poté pawol a pawti la dèwo. Fo nou kréyé on « co-secrétariat national ».

Nou ni twa défi : ki jan gouvèlman ka pwopozé on larèl séryé adan kriz la nou ka viv la ; ki jan nou ka rènouvlé nou pou pèp la poté nou ; ki jan nou ka poté mésaj an nou, mésaj a lékoloji politik.

Pou sa an nou travay pou konstwi dé majorité ki ka goumé kon si konba a l’ANI (Accord National Interprofessionnel). On sosyété ékolojis ké konstwi lè nou ké mété an plas on dot sistèm ékonomik, sosyal, kiltirèl, démokratik. Fo nou kouté tout moun. Fo nou fè atansyon paskè nou pé ni on 21 avril 2017.

Alos, ansanm ansanm, an nou mobilizé nou !!!!